Le château de la famille de Bousies

 Dans le site remarquable de ses larges douves bordées de hautes frondaisons et que traverse dans l’axe un pont carrossable, ensemble en briques et pierre calcaire bâti en 1782 par l’architecte montois Larivière, à la demande du vicomte Géry François de Bousies.

À l’avant, situées de part et d’autre de la cour d’honneur, balustrade de pierre et grille en fer forgé accostée de deux forts piliers, ouvrant sur le pont dont l’arche unique en pierre calcaire est voûtée en plein cintre.

Bajoyers des douves en moellons de grès ferrugineux, raidis par des harpes d’angle et un cordon horizontal.

Derrière la cour, corps d’habitation jadis de type tournaisien défiguré en 1942 par la modernisation des baies.

Communs et écuries de même conception.

Sur soubassement en pierre de taille de moyen appareil, habitation à deux niveaux délimités par des bandeaux et par des pilastres d’angle à refends.

Façades avant et arrière, jadis de onze travées, enrichies par un frontispice central cantonné également de pilastres à refends et précédées d’un escalier droit accosté par deux sphinx à l’avant et par deux lions à l’arrière.

 Des baies d’origine, seuls subsistent les soupiraux à linteau échancré, les pierres des montants utilisées à nouveau en alternance et quelques appuis en larmier.

Faces latérales autrefois de quatre travées, aveugles au rez-de-chaussée.

Toit Mansard en ardoise avec croupe, éclairé sur chaque long versant par cinq lucarnes à fronton courbe.

 Dépendances de volume bas et long, encadrées de pilastres d’angle jumelés en briques, présentant en façade onze arcades en anse de panier avec clé et impostes de pierre, creusées chacune d’une baie de type tournaisien simplifié ou d’une porte à linteau droit.

Horizontalité accusée par une seule assise de soubassement et un bandeau en affleurement sous les modillons de bois de la corniche.

Bâtières d’ardoises plantées de trois lucarnes à croupe. (C’est trois lucarnes n’existent plus !)

À l’arrière des communs, appentis abritant des porcheries rythmées par une vaste succession de portes en plein cintre avec encadrement de briques légèrement saillant et impostes de pierre, séparées par des pilastres de briques.

Angles externes des dépendances flanqués respectivement d’une tour carrée sous pavillon d’ardoises, quasi aveugle sauf quatre fentes d’aération en pierre à la base et une baie néo-gothique à la tour droite.

 Long mur de clôture en briques et pierre où s’ouvre une seconde grille d’accès accosté de piliers classiques à bossages un sur deux, pyramidions incurvés et sphère d’amortissement.